Fruit picking de Mangue avec Geoffrey – Australie du Nord

Me voici arrivé dans une ferme à Katherine, prêt à travailler dans le picking de mangue. Je savais qu’il fallait faire attention aux acides du fruit lors de la cueillette, car cela pouvait être dangereux. D’ailleurs, il était fortement conseillé de porter jean, tee shirt à manches longues et chapeau pour se protéger de la forte chaleur (40°C) sans un souffle de vent. C’est parti pour travailler plusieurs semaines dans les mangues! Je faisais des journées de 12h (6h-18h). J’étais dans une équipe de plusieurs Fidjiens (présents depuis 1 mois) et d’un Français.  Chacun avait un rôle différent : certains travaillaient avec la machine à cueillir les fruits au-dessus des arbres; d’autres nettoyaient les fruits; récoltaient les fruits et certains un peu plus en retrait vérifiaient l’état des arbres pendant la cueillette.

Les premiers jours en fruit picking de mangues

Les premiers rayons de soleil apparaissaient tôt et je transpirais énormément! (bon remède pour maigrir). Nous buvions au moins 5 à 6 litres d’eau par jour. Fin de la première journée, complètement épuisés, au coucher du soleil, nous regagnions rapidement notre camping situé à 30km du lieu de travail, car les grosses pluies arrivaient chaque soir. A ce moment, je ne m’imaginais pas rester plusieurs semaines au milieu des mangues.

Fruit picking de mangue en Australie
L’arrivée des problèmes

Fruit picking de mangue en AustralieDeuxième jour, l’enfer commence…. Après avoir passé une nuit très humide, avec les moustiques, je me réveille avec des courbatures partout sur le corps. Et là, je vois de légères brûlures sur mon visage, les bras, le cou bref, j’ai attrapé les acides de mangues sans m’en rendre compte. Plus les jours avançaient et plus c’était douloureux. Ce n’est pas ça qui allait me faire baisser les bras, c’est parti pour le boulot. Début de journée très dur sachant que les Fidjiens travaillaient à vitesse grand V. Je commence la journée malgré les brûlures dues à l’acide de mangue, la chaleur et les mouches. Puis je reçois un jet d’acide dans l’œil qui m’aveugle, me brûle…seul remède : nettoyer avec beaucoup d’eau!

Il y avait une mauvaise organisation à la ferme. On devait attendre longtemps pour avoir de l’eau ou de l’essence. Deux trois jours avaient passé et mon état empirait. Je pouvais à peine bouger mon cou, ne pouvait plus plier mes doigts à cause des acides, la fatigue s’accumulait, ça devenait très très dur. Tout se jouait au mental. Le jour de paye arrivait et nous étions curieux de savoir puisque l’on était payé au rendement. Lorsque nous sommes arrivés à la ferme, tous les pickers avait déserté, on savait déjà à quoi s’attendre… Nous étions mal payés, on a voulu discuter avec le patron, mais rien à faire. Bref nous sommes vite partis de cette ferme.

Le beau temps après la tempête

On comptait reprendre la route puisque  l’on était dégoûté du travail que l’on a fait pour pas-grand chose. On a quand même décidé de faire lesFruit picking de mangue en Australie fermes sur la route, car nous avions vraiment besoin d’argent. Et là nous tombons sur une ferme qui nous a redonné l’envie de travailler. Ils prenaient soin de nous, payer à l’heure, et on finissait la journée avant que la grosse chaleur arrive. Nous travaillions désormais avec le sourire, meilleure hygiène donc moins d’acides, mais malheureusement, j’ai attrapé le “ manguo rash “. La fameuse allergie des mangues, insupportable, le corps rouge, me grattant constamment jour et nuit. Puis nous avons commencé à travailler de nuit ( 1h/10h) qui était plus agréable sauf que nous n’avions plus de vie.

On se couchait vers 12h pour se lever à 17h afin de préparer le dîner puis se recoucher avant de reprendre le travail (cela a duré 2 semaines). Nous n’avons eu qu’une journée de day off dans le mois car nous ne travaillons pas lorsqu’il pleut. La fin était de plus en plus dur, le patron voyait que l’on était des bosseurs. Il nous a gentiment prêté une de ses chambres d’amis. Un grand merci à lui et à sa femme, sans ça, je ne pense pas qu’on aurait tenu dehors lors des après-midi sous 40°C.

 

« Ce fut une des plus dures expériences de ma vie mais je ne regrette rien, j’ai beaucoup appris sur mon mental et c’est bon pour la ligne »

Geoffrey

 

 
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