Experience de jeune garçon au pair avec Renaud à Melbourne

Je m’appelle Renaud Lauret et j’ai 25 ans. J’ai suivi des études de psychologie, fait des stages dans le social, travaillé en tant qu’animateur dans des centres de loisir et des villages de vacances, été serveur, barman, vendeur de sandwichs et ai travaillé à Mac Donald. Un jour, j’ai rempli mon sac à dos et je suis parti pour l’Australie. Cela m’a pris environ 15 min pour prendre mon billet d’avion. 15 jours plus tard je n’étais plus en France Métropolitaine. Aujourd’hui je vais vous présenter mon expérience en tant que jeune garçon au pair en Australie a travers cette interview pour le blog vidéo de Damien.

L’expérience de Renaud  en tant que jeune garçon au pair à Melbourne en Australie

1) Bonjour, pourquoi vouloir partir en tant que garçon au pair en Australie ?

Bon, ma décision n’était pas totalement irréfléchie puisque j’avais un projet depuis longtemps ; le fait de voyager m’a permis de réaliser ce projet : ouvrir un lieu où l’on pourrait découvrir et apprendre sur les différentes cultures et différentes approches de l’art dans le monde. Ma 1ère étape n’était pas l’Australie, mais une île bien loin de la France : l’Île de la Réunion m’a permis de faire une transition avant le grand saut. Pour moi, le plus important dans mon voyage était d’être en immersion totale ; c’est pourquoi j’ai décidé de travailler en tant qu’Au pair. Ce serait une sorte d’étude anthropologique socioculturelle.

2) Présentez-nous votre quotidien et le travail d’au pair en Australie.

Les tâches qui m’étaient demandées au quotidien étaient de : réveiller les enfants le matin, leur préparer le petit déjeuner, vérifier que tout était bon pour aller à l’école et les emmener à l’école pour 8h. A mon retour, je rangeais, je sortais les chiens, je faisais un peu de ménage (aspirateur, serpillière, lave-linge et lave-vaisselle) ; le reste du temps j’étais libre jusqu’à ce que l’école termine à 15h30. De retour de l’école, on prenait un snack, puis on faisait des activités de type jeux de société, jeux extérieurs, sport. La famille dans laquelle j’étais est fan de football et les enfants chacun leurs tours avaient entraînement de foot donc selon les disponibilités de la mère, je devais soit rester à la maison pour m’occuper d’un des deux garçons, soit accompagner l’autre garçon à son entraînement. Lorsque je restais à la maison, on regardait la TV ou on faisait des jeux et je préparais le repas du soir. Dans le cas où j’allais à l’entraînement, je n’avais rien à faire de spécial. Cette routine était pendant la semaine. Souvent, le weekend, la mère ne travaillait pas donc et nous restions tous ensemble à faire de diverses activités (surf, balade, visite de Melbourne, musées) ; le samedi et souvent le dimanche, nous assistions tous ensemble à des compétitions de foot.

Après l'effort le réconfort pour Renaud !

3) Quelles ont été les difficultés rencontrées lors de votre expérience ?

Être au pair, c’est vraiment un métier extraordinaire. Je n’ai pas eu de difficulté avec le travail en soi, mais j’en ai eu avec mon anglais qui comme la plupart des français était catastrophique. En bref, quand je suis arrivé dans ma famille c’était à peine si je savais dire correctement « How are you ? ». Après, il y a forcément une grosse différence culturelle, pouvant devenir des difficultés si on ne s’adapte pas très rapidement. Par exemple, la plupart du temps les enfants mangent chacun dans leur coin, pas autour d’une table ou le fait qu’ils mangent des tas de sucreries tout au long de la journée peut surprendre.

4) Comment avez-vous décroché votre travail en tant que jeune fille au pair ?

J’avoue que je ne m’attendais pas à avoir une si bonne 1ère expérience, même si en France j’avais déjà fait ce type de travail. Je me suis inscrit sur un site web du nom de AupairWorld où j’ai effectué des recherches. De même, lorsque je me suis mis à chercher une famille qui pourrait avoir besoin de mes services, j’ai bien évidemment cherché sur Gumtree (je le déconseille aux filles car il y a pas mal d’arnaques). J’ai trouvé pas mal d’annonces mais beaucoup étaient spécifiquement pour les filles. J’ai quand même envoyer des CV et lettres de motivation en expliquant mon projet et mon expérience avec les enfants. Sur 150 annonces, j’ai dû avoir 4 réponses dignes d’intérêt. Sur ces 4, 3 avaient précisé dans leur annonce qu’ils voulaient une fille, mais avaient quand même voulu s’entretenir avec moi (déjà une bonne chose). La 4ème famille avait spécifié qu’elle voulait un garçon (ce qui était un plus pour moi). J’ai donc répondu à ces 4 couples, avec qui par la suite j’ai eu plusieurs échanges par mail, entretien téléphonique, et/ou Skype. Les annonces étaient aux 4 coins de l’Australie. Après tout cela, il était temps d’effectuer un choix. Une famille m’a dit qu’elle était d’accord pour faire un test avec moi ; la famille qui recherchait un garçon au pair voulait faire de même ; j’avoue avoir eu une préférence pour la famille qui voulait un garçon.

Jeune fille au pair à Melbourne en Australie
Faire des rencontres en tant que garçon au pair en Australie

5) Quel est le salaire d’un au pair et quels sont les avantages en nature ?

J’ai travaillé à Eltham pendant 4 mois : je gardais 2 garçons, un de 13 ans et un autre de 16 ans— plutôt dire de grand enfants, mais cela était parfait pour moi. Je savais que je pourrais me faire comprendre plus facilement, qu’on pourrait faire plus de sorties ! Lors de nos entretiens, la mère qui élevait ces enfants toute seule m’avait dit que je serais payé 150 dollars toutes les semaines, ce qui est vraiment rien en soi (vous pouvez gagner ça en une journée en Australie). Mais comme je l’ai dit, mon but n’était pas l’argent, même s’il m’en faut pour vivre. J’étais nourri, logé, blanchi; l’argent qu’elle me donnait était strictement pour mes plaisirs. Pour tout vous dire, à chaque fois que je sortais, que j’allais manger quelque part, elle me donnait un peu d’argent. Lorsqu’elle faisait les courses, elle me demandait si je voulais quelque chose en particulier, ainsi j’économisais 150 dollars par semaine.

6) Avez-vous des conseils à donner aux futurs au pair ?

Si vous voulez un conseil pour faire ce métier en tant qu’homme, c’est de savoir rassurer les parents sur le fait que vous n’êtes pas un mec complètement stupide, sans respect pour autrui, ayant un certain savoir-vivre. Rassurez-les sur le fait que vous avez un peu d’imagination, le sens de l’humour et plein d’énergie pour épuiser les enfants. N’oubliez le plus important, c’est que vous êtes dans une autre culture, un autre pays, un autre mode de fonctionnement ; vous devez vous y adapter, ne pas juger et respecter.

Renaud Lauret

 

 


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