Vidéo Australie : Un parachutiste fait une crise d’épilepsie

En à peine deux jours, Sheldon McFarlane est devenu un héros, même s’il refuse l’emploi de ce terme. Dans une vidéo mise en ligne le 1er mars sur Youtube, le moniteur de parachute vient en aide à un de ses élèves victime d’une crise d’épilepsie en plein saut, dans le sud de l’Australie. Son intervention permet de déployer son parachute et ainsi de sauver la vie de l’élève, inconscient. La séquence, impressionnante, a été vue plus de 8 millions de fois.La vidéo du parachutiste épileptique : un succès bien orchestré | Big Browser le site australien ABC livre dès lundi matin les détails de l’histoire. C’est en fait en novembre dernier que Christopher Jones, un jeune homme de 22 ans originaire de Perth, a effectué ce saut. Il suivait alors une formation de parachutisme depuis quelque temps et, selon un de ses professeurs, était « l’étudiant parfait » jusqu’à ce fameux 14 novembre.

La vidéo du parachutiste épileptique 

« Je me souviens de tout jusqu’à mon évanouissement, confie le jeune homme à ABC, puis mon réveil à 3 000 pieds [environ 900 mètres]. »

Finalement arrivé sain et sauf sur la terre ferme, le jeune homme est pris en charge par sa famille, et depuis, selon le moniteur interviewé par ABC, Christopher Jones n’a pas fait de nouvelle tentative de saut. Trois mois et demi plus tard, il diffuse les images de son sauvetage, filmé grâce à une caméra fixée sur le moniteur. Fin de l’histoire… enfin presque.

Interpellé par la viralité de la vidéo, vue des millions de fois en quelques heures, un journaliste de L’Express remarque la mention « Junkin Media » sous cette dernière. Cette entreprise, sise à Los Angeles, est justement spécialisée dans les vidéos virales. Elle surveille le potentiel des vidéos mises en ligne par les amateurs et les promeut dans les médias en utilisant plusieurs leviers. « Elle achète les droits de nombreux contenus et en vend à des éditeurs, comme CNN ou MTV, qui les utilisent par exemple dans des émissions de “zapping du Web” », explique l’article.

Et cette fois encore, le procédé a bien fonctionné, grâce à quelques techniques bien connues des acteurs du secteur. Le responsable de communication de Junkin Media, interrogé par L’Express, explique que la séquence a été repérée peu après sa mise en ligne, puis mise en avant, contre rémunération, sur des sites partenaires comme Buzzfeed ou le Huffington Post. « Nous avons aussi des partenariats avec des médias qui intègrent nos vidéos et d’autres qui achètent des droits en intégralité ou en partie », précise le communicant.

La vidéo, vue par de plus en plus d’internautes, génère ainsi de coquets revenus publicitaires répartis entre le créateur du film et l’entreprise, sans que l’internaute qui la regarde se doute des techniques déployées pour le conduire à cliquer sur « play ».

 
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