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Le chômage et le départ en Australie

par | 10 Mar 2026 | Accueil | 0 commentaires

Tu rêves de partir en Australie avec un Working Holiday Visa (WHV) mais tu te poses mille questions sur le chômage ? Est-ce que tu vas perdre tes droits en quittant la France ? Peux-tu toucher tes allocations depuis l’autre bout du monde ? Que faire si tu as démissionné pour partir ? Autant de questions que se posent des milliers de futurs backpackers chaque année. Bonne nouvelle : avec un minimum de préparation et les bonnes démarches, tu peux partir sereinement sans sacrifier tes droits au chômage. Que tu sois en fin de contrat, en rupture conventionnelle ou que tu aies démissionné, ce guide fait le point sur toutes les situations possibles en 2026. On t’explique les démarches auprès de France Travail (ex-Pôle Emploi), comment geler tes droits, les délais à respecter et ce qu’il se passe à ton retour. Let’s go !



Quitter son emploi pour partir en Australie : quelles options ?

Avant de sauter dans l’avion, il faut d’abord régler la question de ton contrat de travail. Plusieurs scénarios existent et chacun a des conséquences différentes sur tes droits au chômage. Voici les principales options qui s’offrent à toi pour quitter ton emploi.

La rupture conventionnelle est clairement l’option la plus avantageuse pour les futurs PVTistes. Il s’agit d’un accord à l’amiable entre toi et ton employeur pour mettre fin à ton CDI. Le gros avantage, c’est que tu conserves l’intégralité de tes droits aux allocations chômage. Il te suffit ensuite de t’inscrire à France Travail, d’activer tes droits puis de les suspendre avant ton départ. Seul point délicat : ton employeur doit être d’accord pour signer cette rupture, ce n’est pas un droit automatique. Pour en savoir plus sur la procédure, consulte le site officiel du Service Public.

La fin de CDD ou de mission d’intérim ouvre également des droits au chômage de manière automatique. Si ton contrat se termine naturellement avant ton départ, tu pourras t’inscrire à France Travail et bénéficier de tes allocations. C’est le cas idéal pour les personnes en contrat temporaire.

La démission est la situation la plus courante mais aussi la moins avantageuse financièrement. En principe, une démission classique ne donne pas droit aux allocations chômage. Cependant, depuis 2019, il existe un dispositif de “démission pour reconversion” qui permet, sous conditions strictes, d’obtenir le chômage après une démission. Cela dit, ce dispositif impose un projet de reconversion professionnelle validé, ce qui ne correspond pas toujours au profil d’un backpacker. Si tu démissionnes sans ce dispositif, sache qu’il est possible de demander un réexamen de ta situation auprès de France Travail après 122 jours (environ 4 mois) si tu es toujours en France et inscrit comme demandeur d’emploi. Plus de détails sur la page dédiée de France Travail.

Comment geler ses droits au chômage avant de partir ?

Une fois que tu as ouvert tes droits auprès de France Travail, la prochaine étape est de les suspendre (ou “geler”) avant ton départ en Australie. C’est la clé pour ne rien perdre. Voici les étapes à suivre.

  1. Inscris-toi à France Travail le plus tôt possible après la fin de ton contrat. Tu as un délai maximum de 12 mois pour t’inscrire ; passé ce délai, tes droits sont définitivement perdus. Idéalement, fais-le dès le lendemain de ta fin de contrat.
  2. Effectue ton entretien obligatoire en agence pour valider ton dossier et connaître le montant et la durée de tes allocations.
  3. Informe France Travail de ton départ à l’étranger en signalant un changement de situation. Tu cesseras d’être considéré comme demandeur d’emploi et tes droits seront gelés.
  4. Conserve bien tous tes documents : attestation d’inscription, notification de droits, courriers de suspension. Tu en auras besoin à ton retour.

Point important à retenir : la durée de validité de tes droits gelés est de 3 ans + la durée de tes droits initiaux. Par exemple, si tu as 24 mois de droits, tu disposes de 5 ans pour les utiliser à compter de la fin de ton dernier contrat. Cela te laisse largement le temps de faire ton PVT (et même d’enchaîner plusieurs voyages) avant de revenir les réactiver. Cette règle est confirmée par le Ministère des Affaires étrangères.

Peut-on toucher le chômage depuis l’Australie ?

Soyons très clairs sur ce point : non, il est strictement interdit de percevoir des allocations chômage depuis l’étranger. S’actualiser sur Internet ou demander à un proche de le faire à ta place pendant que tu es en Australie constitue une fraude. Les conséquences peuvent être lourdes : remboursement intégral des sommes perçues, radiation et même des poursuites pénales.

France Travail dispose désormais d’outils de contrôle plus performants et se réserve le droit de communiquer avec les banques et les autorités pour vérifier ta situation. Ce n’est clairement pas un risque à prendre. Plusieurs backpackers se sont déjà retrouvés dans des situations très délicates en tentant de percevoir leurs allocations depuis l’Australie.

En revanche, tu peux utiliser les 35 jours d’absence autorisés par an que France Travail accorde à tous les demandeurs d’emploi. Certains conseillers proposent même cette solution pour le début du PVT. Mais réfléchis bien : ces jours seront déduits de ta période totale d’indemnisation. Cette aide te sera-t-elle plus utile avant ou après ton voyage ? Dans la grande majorité des cas, il vaut mieux garder ses allocations pour le retour.

Le retour en France : comment réactiver ses droits ?

De retour en France après ton aventure australienne, tu pourras réactiver tes droits au chômage assez facilement si tu as bien préparé ton départ. Voici ce qu’il faut savoir selon ta situation.

Si tu avais des droits gelés avant ton départ (licenciement, rupture conventionnelle, fin de CDD), il te suffit de te réinscrire à France Travail. Tes allocations reprennent sous environ 7 jours après ta réinscription, avec le montant et la durée restants avant ton départ. C’est le scénario le plus simple et le plus avantageux. Le site Service-Public.fr détaille toute la procédure de retour.

Si tu avais démissionné, la situation est différente. Pour rouvrir des droits au chômage après une démission, tu devras avoir travaillé au minimum 88 jours (ou 610 heures) en tant que salarié. Attention : depuis le 1er avril 2025, cette durée a été augmentée (avant, c’était 65 jours). De plus, au moment de ta réinscription, tu dois pouvoir justifier d’au moins 130 jours (ou 910 heures) de travail en France au cours des 24 derniers mois. Si tu as fait 2 ou 3 ans de PVT, tu repartiras donc quasiment de zéro côté droits.

À noter que le travail effectué en Australie n’est pas pris en compte pour le calcul de nouveaux droits en France. Il n’existe pas d’accord bilatéral entre la France et l’Australie en matière de chômage, comme le rappelle le site officiel de France Travail. Tes fiches de paie australiennes ne serviront pas pour ouvrir des droits au chômage français. En revanche, si tu avais des droits gelés, ton expérience pro en Australie n’impacte pas négativement ton reliquat.

Pense à ton assurance avant de partir

Avant de te focaliser uniquement sur la question du chômage, n’oublie pas un autre point crucial de ta préparation : l’assurance voyage. En Australie, les frais médicaux sans couverture peuvent atteindre des sommes astronomiques. Une simple consultation chez le médecin coûte environ 80 AUD, et une hospitalisation peut rapidement grimper à plusieurs dizaines de milliers de dollars.

C’est pourquoi on recommande vivement de souscrire à une assurance PVT adaptée avant ton départ. Chez Chapka Assurances, le contrat Cap Working Holiday couvre les frais médicaux, l’hospitalisation, le rapatriement et même la responsabilité civile. C’est l’assurance préférée des backpackers francophones et elle est recommandée par la communauté PVT depuis des années. En plus, les lecteurs d’Océanie pour les Zéros bénéficient d’une réduction de 5% en passant par notre lien partenaire.

Et si tu cumules plus de 12 mois à l’étranger, sache que tu seras radié de la Sécurité sociale française. À ton retour, il faudra attendre une période de carence de 3 mois avant de pouvoir te réaffilier. D’où l’intérêt de prévoir également une couverture pour ton retour en France. Le site Ameli.fr fournit toutes les informations sur la réaffiliation à la Sécurité sociale après un séjour à l’étranger.

Nos conseils pour bien préparer ton départ

  • Anticipe au maximum : prévois au moins 2 à 3 semaines entre la fin de ton contrat et ton départ pour gérer toutes les démarches administratives (inscription France Travail, entretien en agence, résiliation de bail, etc.).
  • Économise avant de partir : même si tu comptes travailler en Australie, avoir un matelas financier de départ est essentiel. Le budget recommandé est d’environ 5 000 AUD de fonds disponibles à l’arrivée.
  • Informe toutes les administrations : centre des impôts, CAF, mutuelle, banque, assurance maladie… Préviens-les de ton départ à l’étranger pour éviter les mauvaises surprises à ton retour.
  • Garde tous tes documents : contrats de travail, certificats, fiches de paie, attestations de France Travail. Ces documents te seront indispensables à ton retour pour rouvrir tes droits.
  • Ne pars pas sans assurance : souscris une assurance PVT type Chapka Cap Working Holiday pour être couvert en cas de pépin de santé ou d’accident.

Questions fréquentes

Puis-je m’inscrire à France Travail après mon retour de PVT ?
Oui, à condition de rentrer dans les 12 mois suivant la fin de ton dernier contrat en France. Passé ce délai, tes droits sont définitivement perdus. C’est pourquoi il est vivement recommandé de t’inscrire avant ton départ, même si tu ne touches pas d’allocations immédiatement.

Le travail en Australie compte-t-il pour mes droits au chômage en France ?
Non, le travail effectué en Australie n’est pas pris en compte pour calculer tes droits au chômage français. Il n’existe pas d’accord bilatéral entre la France et l’Australie en matière de chômage. En revanche, si tu avais des droits gelés, ton expérience professionnelle en Australie n’impacte pas ton reliquat.

Combien coûte le visa PVT Australie en 2026 ?
Le visa Working Holiday (Subclass 417) coûte 670 AUD (environ 370 euros) depuis la hausse de juillet 2025. C’est un investissement initial à prévoir dans ton budget, en plus de l’assurance et du billet d’avion. Toutes les infos sont disponibles sur le site officiel de l’immigration australienne.

Que se passe-t-il pour les Belges qui partent en PVT ?
Pour les Belges, l’inscription au Forem, Actiris, VDAB ou ADG est également cruciale avant le départ. Tu dois te désinscrire le jour de ton départ pour éviter les complications. Si tu as travaillé en Australie et que tu peux le prouver (contrats, fiches de paie), tu pourras bénéficier des allocations chômage à ton retour en Belgique. Tu disposes d’un mois après ton retour pour communiquer les documents nécessaires.

Léo

 
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Damien DELEMARLE

Je m’appelle Damien DELEMARLE

J’ai 40 ans, j’ai lancé mon blog Voyage l’Océanie pour les Zéros en 2012 afin d’aider les voyageurs en Océanie.
Ma mission est d’informer les voyageurs qui partent avec le visa vacances travail Australie, Nouvelle-Zélande et Nouvelle-Calédonie

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