Tu viens d’atterrir en Australie avec ton Working Holiday Visa (PVT) ou ton visa étudiant, et tu cherches un moyen rapide de faire rentrer de l’argent ? Oublie les longues semaines d’attente après avoir déposé des CV : devenir livreur Uber Eats est l’une des solutions les plus flexibles et accessibles pour les backpackers.
Pas d’entretien d’embauche, pas besoin d’être bilingue, et surtout, tu es ton propre patron ! Que tu sois à Sydney, Melbourne, Brisbane ou Perth, la demande ne faiblit pas en 2026.
Dans ce guide complet, on décortique tout : les démarches administratives, le salaire réel que tu peux espérer, l’équipement nécessaire et mes meilleures astuces pour optimiser tes gains sur l’application.
1. Les prérequis administratifs pour s’inscrire
L’inscription se fait entièrement en ligne via l’application Uber Driver (attention, c’est différent de l’application client Uber Eats). Avant de télécharger l’appli, assure-toi d’avoir ces éléments sous la main :
- Un visa valide : Ton visa doit t’autoriser à travailler (PVT Subclass 417/462 ou Student Visa).
- Un ABN (Australian Business Number) : En tant que livreur, tu n’es pas salarié mais travailleur indépendant (contractor). La demande est gratuite, et tu peux suivre mon tuto pour obtenir son ABN en Australie facilement.
- Un TFN (Tax File Number) : Indispensable pour tes déclarations d’impôts à la fin de l’année fiscale. Si tu ne l’as pas encore fait, voici comment faire sa demande de TFN.
- Un extrait de casier judiciaire (Police Check) : Uber exige un National Crime Check australien. Cela coûte environ 40 $AU et prend quelques jours à être validé.
- Un compte bancaire australien : Pour recevoir tes virements hebdomadaires (ou quotidiens si tu actives l’option).
2. Quel équipement et quel véhicule choisir ?
C’est l’un des gros avantages : tu peux livrer en voiture, en scooter ou à vélo.
Le Vélo Électrique (E-bike) : Le choix n°1
C’est de loin la meilleure option pour les grandes villes vallonnées comme Sydney ou Brisbane. Tu esquives les bouchons, tu te gares partout, et tu ne paies pas d’essence. Des entreprises comme Zoomo louent des vélos électriques spécialement pour les livreurs (environ 70 à 80 $AU/semaine, entretien inclus).
Le Scooter ou la Voiture
Parfait pour les banlieues résidentielles où les distances sont plus longues. Attention cependant : pour livrer avec un véhicule motorisé, tu devras fournir ton permis. Le permis international ne suffit pas toujours, il est souvent exigé d’avoir une traduction certifiée NAATI de ton permis français.
Le matériel obligatoire :
- Un casque : Strictement obligatoire en Australie, même à vélo. L’amende coûte très cher !
- Des lumières : Pour rouler la nuit en sécurité.
- Le sac isotherme : Uber t’en proposera un neuf (environ 30 $AU), mais tu peux facilement en trouver d’occasion sur Gumtree ou Facebook Marketplace pour 10 à 15 $AU.
- Une batterie externe : L’application avec le GPS activé en permanence draine la batterie de ton téléphone à une vitesse folle.

3. L’importance capitale de l’assurance santé (Ne joue pas avec le feu !)
Rouler 30 heures par semaine au milieu du trafic de Melbourne ou Sydney comporte des risques. Une portière qui s’ouvre, un rail de tramway glissant sous la pluie… l’accident de vélo est vite arrivé.
En tant qu’indépendant en PVT, tu n’as pas accès à Medicare (la sécurité sociale australienne). Si tu te casses le bras ou que tu dois passer aux urgences, la facture peut dépasser les 5 000 $AU. Tu as absolument besoin d’une assurance santé voyage.

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4. Salaire et Taxes : Combien gagne-t-on vraiment ?
La question à un million de dollars ! Ton revenu dépendra uniquement de ton temps de connexion et de ton intelligence de placement. Tu es payé à la course (généralement entre 6 $AU et 12 $AU selon la distance).
En moyenne, un livreur actif tourne autour de 25 $AU à 30 $AU de l’heure. Pour comparer, tu peux jeter un œil à mon article sur le salaire minimum australien pour te faire une idée des standards du pays.
Certains livreurs très motivés qui bossent à temps plein (35-40h) peuvent générer entre 800 $AU et 1 500 $AU par semaine.
N’oublie pas les taxes :
Comme tu es auto-entrepreneur, Uber ne prélève pas les impôts à la source. Tu dois le faire toi-même lors de ta déclaration fiscale entre juillet et octobre. Je te conseille vivement de mettre de côté environ 15% de tes gains hebdomadaires sur un compte épargne pour ne pas avoir de mauvaise surprise à la fin de l’année.
5. Mes astuces de pro pour maximiser tes revenus
- Cible les “Surges” (Heures de pointe) : Les Australiens mangent tôt. Sois connecté de 11h à 13h30 le midi, et surtout de 17h30 à 21h le soir. Les vendredis, samedis et dimanches soirs sont les plus lucratifs avec des multiplicateurs de prix.
- Évite les hyper-centres saturés : Le CBD (centre-ville) de Sydney ou Melbourne est souvent saturé de livreurs. Décale-toi vers des banlieues dynamiques et résidentielles (comme Newtown à Sydney ou Richmond à Melbourne), tu auras moins de concurrence.
- Passe ton RSA : Pour une trentaine de dollars, passe la certification “Responsible Service of Alcohol”. Cela te permettra de livrer de l’alcool (très populaire le week-end) et de débloquer beaucoup plus de commandes bien payées.
- La pluie est ta meilleure amie : Quand il pleut, les clients commandent en masse, et la moitié des livreurs à vélo restent chez eux. C’est là que les primes explosent ! Équipe-toi d’un bon K-Way et fonce.
- Refuse les commandes lointaines : Ne perds pas ton temps avec un restaurant situé à plus de 8-10 minutes de route pour le “pick-up”. Tu n’es payé qu’une fois la commande récupérée !
6. Retour d’expérience en vidéo
Rien ne vaut l’expérience du terrain. Dans cette vidéo, j’interviewe Alix, qui est parti en Australie avec un niveau d’anglais débutant et qui s’est lancé comme livreur Uber Eats à Brisbane. Il nous raconte ses galères, l’achat de son vélo, et comment il a réussi à générer de super revenus semaine après semaine !
7. Bilan : Est-ce un bon plan ?
Totalement ! Uber Eats est un tremplin fantastique. C’est parfait pour générer du cash immédiatement en attendant de trouver un job plus stable en Australie dans ton domaine de prédilection.
Cela te permet de découvrir les moindres recoins de la ville, de te maintenir en forme (si tu es à vélo) et d’avoir une liberté totale : tu veux prendre ta journée pour aller surfer à Bondi Beach ? Tu n’as de comptes à rendre à personne, il suffit d’éteindre l’application !
Et n’oublie pas, beaucoup de livreurs cumulent les applications en s’inscrivant aussi sur DoorDash pour réduire les temps morts et maximiser l’argent récolté.












