Experience de jeune fille au pair avec Sandie à Melbourne en Australie

Je m’appelle Sandie et j’ai 23 ans. Je suis partie en Septembre 2011 pour découvrir l’Australie. Sur place, j’ai été fille au pair pendant 7 mois, puis j’ai voyagé avec mon copain pendant deux mois en Australie dans un van, et on a été un mois à Bali, avant de rentrer en France.

Suite à mon BTS, je voulais faire une pause dans mes études. J’avais besoin de changer d’air, de prendre mon indépendance et tester mes limites. Je voulais améliorer mon anglais mais surtout vivre la grande aventure. Je suis partie seule, sans rien prévoir. Une cousine sur place m’a accueilli pendant une semaine, puis je suis devenue fille au pair. C’était vraiment l’inconnu pour moi et aujourd’hui, cela reste ma plus belle expérience.

 L’expérience de Sandy en tant que jeune fille au pair à Melbourne


1)  Bonjour, pourquoi vouloir partir en tant que jeune fille au pair en Australie ?

A la base, je ne voulais pas spécialement être fille au pair. Puis une fois sur place, après une semaine chez ma cousine, une autre en backpacker et quelques visites pour des collocations, j’ai répondu à une annonce, en me disant que c’était un bon moyen d’avoir un logement et un job. Et surtout, je voulais retrouver un esprit de famille, puisque la mienne me manquait déjà.

Pourquoi l’Australie ? Au début je ne savais pas vraiment dans quel pays je voulais partir. L’Angleterre, trop près, je ne voulais pas craquer et rentrer en France à la moindre difficulté. Les USA, trop compliqué pour obtenir un visa et je n’étais pas séduite. L’Australie, j’ai apprécié la distance, le dépaysement, les grands espaces. Quelques connaissances avaient séjourné sur le continent, tous en parlaient avec nostalgie, des étoiles dans les yeux. Aujourd’hui c’est moi qui ai cette étincelle quand je parle de l’Australie.

Experience de jeune fille au pair avec Sandie à Melbourne en Australie
Repas au resto avec les parents (Natalie et Mason)

2)  Présentez-nous votre quotidien et le travail de jeune fille au pair en Australie

Je travaillais du mardi au vendredi, pour garder un petit garçon de 15 mois, un autre de 2,5 ans, et la maman a accouché d’une petite fille en décembre. Je commençais à 7h le matin, et je m’occupais d’eux jusqu’à 19h. La maman dormait le matin car les nuits étaient agitées, donc je leur donnais leur petit déjeuner, je les habillais, puis on faisait une activité intérieure ou dans le jardin. Je m’occupais du repas le midi, puis le plus jeune faisait la sieste et je devais faire une activité en Français avec le grand, pour lui apprendre quelques mots. L’après midi on allait au parc, à la piscine, en ville, ou dans les Playcentre quand il pleuvait. Puis le repas (que je cuisinais) vers 17h, le bain, et je les couchais vers 18h30, 19h. La maman ne travaillait pas, donc j’étais rarement seule avec les trois petits, mais elle avait beaucoup de rendez vous extérieurs, souvent elle prenait un enfant, je gardais les deux autres.

A la naissance du bébé, je m’occupais principalement des deux garçons, puis quand la petite a eu quelques semaines, je m’occupais beaucoup d’elle. Je faisais pas mal de baby-sitting le soir en semaine, où le week-end (par exemple j’ai dû gérer la petite seule tout un week-end quand les parents étaient à un mariage). Mais à coté, les parents m’ont vraiment inclue dans leur vie. J’ai fêté Noël dans leurs familles, ils ont accueilli ma mère pendant deux semaines quand elle est venu me voir, je participais aux repas de famille ou aux soirées entre amis, ils m’ont fait visiter la région ou m’aidaient à organiser mes week-end (réservations, conseils). Je faisais vraiment partie de la famille.

3) Quelles ont été les difficultés rencontrées lors de votre expérience ?

Experience de jeune fille au pair avec Sandie à Melbourne en Australie
Plage à Brighton beach avec ma mère et la petite fille Ashley

 

Il est délicat de faire la différence entre le travail et le temps libre. Je suis de nature timide, et au début j’avais peur de les déranger en allant dans la maison le soir ou le week-end, lorsque je ne travaillais plus. Il n’y a pas vraiment de limites entre le « job » et notre vie privée. Ils attendaient vraiment de moi que je me comporte comme un membre de la famille, et au début j’étais trop en retenue. Après quelques semaines, j’étais plus à l’aise, et je n’hésitais pas à venir discuter avec eux quand ils recevaient des amis, ou bien, proposer de m’occuper des enfants le week-end. Il est vrai qu’en France nous avons une vision différente de l’éducation, et j’ai eu du mal à m’adapter au début.

 

J’adorais les enfants, mais je les trouvais un peu capricieux. De plus, j’avais rencontré un Français, juste avant d’être fille au pair. Mais je ne pouvais pas amener mon copain chez moi. Lui était dans un backpacker, donc il n’était pas évident de se voir. Les derniers temps, ils acceptaient mieux et l’ont invité plusieurs fois pour des repas. Nous sommes rentrés ensemble en France, et aujourd’hui nous avons un fils d’un an.

4) Comment avez-vous décroché votre travail en tant que jeune fille au pair ?

J’étais en Australie depuis deux semaines environ. Ma cousine m’a accueilli chez elle pendant une semaine, avant de rentrer en France. Elle m’a aidé à chercher des annonces pour des jobs et des collocations, car mon anglais était vraiment mauvais. J’ai répondu à une annonce sur Gumtree, et j’ai eu un entretien quelques jours plus tard. Ma cousine est venue avec moi pour m’aider à communiquer avec la mère de famille. Je ne m’attendais pas à passer un vrai entretien d’embauche. Par la suite, j’ai passé une journée avec la famille, pour voir si je correspondais, si le feeling passait bien avec les enfants, et voir si cela me plaisait aussi. Deux jours plus tard, la mère m’appelait pour me demander quand je voulais emménager.

5) Quel est le salaire d’une jeune fille au pair et quels sont les avantages en nature ?

J’étais payée 350 dollars par semaine, pour environ 45h, sur 4 jours. Donc j’avais trois jours off consécutifs, ce qui est génial pour profiter et voyager. J’avais un bungalow à part de la maison, avec une chambre et une cuisine, ce qui ne m’empêchait pas de manger très souvent le soir avec la famille, mais j’avais mon indépendance. J’avais accès aux voitures, mais je n’étais pas assez à l’aise pour les conduire. Je dois avouer que ce salaire était assez élevé, en comparaison avec d’autres filles au pair.

Experience de jeune fille au pair avec Sandie à Melbourne en Australie
Airlie Beach avec Sandy et son copain

 6) Avez-vous des conseils à donner aux futures jeunes filles au pair ?

Je dirais qu’il faut vraiment bien choisir sa famille et surtout se mettre d’accord sur les attentes de chacun, être sûr qu’on a la même vision du job, et connaître ses limites. Et une fois dans la famille, ne pas hésiter à discuter lorsqu’il y a un malaise, pour ne pas le laisser s’installer. La communication est vraiment importante, surtout quand on débarque dans un pays dont on ne maîtrise ni la langue, ni la culture. Il faut un temps d’adaptation entre la fille au pair et la famille, mais cela peut déboucher sur de magnifiques expériences. Aujourd’hui je suis toujours en contact avec la famille, presque deux ans après être partie d’Australie. Ils m’ont envoyé un présent pour la naissance de mon fils et on s’échange des photos et des mails quasiment toutes les semaines. Ils devraient venir en France l’an prochain, j’ai hâte. Ils resteront pour toujours, ma seconde famille.

Sandie Roudil

 
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