Expérience de jeune fille au pair avec Elodie à Melbourne

Hello, moi c’est Élodie, j’ai 22 ans. Avant d’atterrir sur le sol australien le 10 aout 2013, je ne savais pas vraiment quoi faire de ma vie. Je n’étais pas totalement satisfaite de mes études et j’envisageais de travailler dans l’aviation (où l’anglais est indispensable) donc j’ai décidé de tenter l’aventure australienne mais en tant que fille au pair. Je suis à Melbourne depuis maintenant 7 mois en ayant vécu dans deux familles différentes. Pour être honnête, ce boulot ne me plait pas trop, mais j’ai préféré chercher la « facilité » plutôt que de « galérer »…

L’expérience d’Élodie en tant que jeune fille au pair à Melbourne

1)  Pourquoi vouloir partir en tant que jeune fille au pair en Australie ?

Fille au pair était un bon moyen pour moi d’arriver dans un nouveau pays sans être trop « perdue » étant donné que je partais seule. Je voulais aussi apprendre la culture australienne et améliorer mon anglais donc ce boulot semblait parfait, surtout que c’est assez facile de trouver une famille !

Ensuite, l’Australie car je ne me voyais pas faire ce genre d’expérience dans un autre pays tels que les États-Unis ou l’Angleterre. Étant donné que le WHV (Working Holiday Visa) n’est plus accessible à partir de 30 ans je me suis dis que c’était l’occasion rêvée. De plus, beaucoup de personnes autour de moi y sont allées et m’en avaient dit le plus grand bien !

Jeune fille au pair avec Elodie a Melbourne
La jeune fille au pair Élodie rencontre une backpacker


2) Présentez-nous votre quotidien et le travail de jeune fille au pair en Australie.

Je commence ma journée à 7 heures du matin. Si les deux garçons (de 4 et 7 ans) que je garde, sont toujours couchés je file me préparer sinon je prépare les lunch box, le petit-dej’ et les habillent (généralement je leur laisse les vêtements sur le lit). Ils sont prêts vers 8 heures et peuvent jouer seuls ou avec moi jusqu’à 8.30 avant que la mère ou moi ne les conduise à l’école. Entre 9h et 15h je suis à peu près libre. S’il y a des lessives à faire, je dois m’en occuper, idem pour le ménage. Je récupère le plus petit à 15 heures, et parfois le plus grand à 15.30 (il rentre souvent à vélo). Je nettoie les lunch box et leur fais le goûter.

Jeune fille au pair avec Elodie a Melbourne
Une expérience en tant que jeune fille au pair en Australie

Si c’est un jour sans activités extra-scolaire, les petits jouent à la maison ou avec les voisins. A 17.30 c’est l’heure du dîner pour les petits. Quand je suis plutôt fatiguée je mange avec eux pour pouvoir être tranquille quand les parents rentrent et vers 18 heures c’est le bain. Puis ils vont se coucher à 20 heures. Quand les parents ne sont pas là, je leur fait la lecture. Le lundi soir, la mère les emmène au tennis, le mardi à la piscine, le vendredi au karaté, et le mercredi je les emmène au karaté.
Avec la première famille, c’était à peu près pareil donc je suppose que cette organisation est quasi similaire pour beaucoup d’au pair.

 
3) Quelles ont été les difficultés rencontrées lors de votre expérience ?

Ce qui me dérange le plus dans ce métier, c’est que nous ne sommes pas totalement libres et que weekend ou temps libre, n’est pas toujours synonyme de repos ! Souvent la famille me demande de faire des babysittings en semaine (ce qui me dérange moins) ou pendant les weekends ce qui me dérange beaucoup plus!
Une fois ils m’ont demandé de laver le frigo et tous les tiroirs de la cuisine (une dizaine)… En soit ce n’est pas grave, j’en rigole maintenant, mais je me suis sentie plus femme de ménage qu’au pair à ce moment là.

Bien sûr, j’ai toujours dit « oui » avec le sourire, car notre logement dépend de notre boulot, donc parfois on se sent exploité…d’autant plus que pour ma part je ne suis pas payée en plus pour les babysittings ou autres demandes.

La jeune fille au pair Élodie voyage en Australie avec le visa vacances travail
La jeune fille au pair Élodie voyage en Australie avec le visa vacances travail

Dans ma première famille, le père ne me parlait pas. Je venais d’arriver, mon anglais n’était pas génial et il avait un accent des terres Australes, donc il ne voulait pas s’embêter à répéter quand je ne comprenais pas. Ça a donc créé quelques tensions puisque je ne me sentais pas à l’aise au sein de la famille. Je faisais mon boulot mais n’étais pas intégrée. 4 mois plus tard il m’a viré en me laissant 2 semaines pour trouver autre chose ou pour rentrer en France. Je me suis pris une grande claque dans la figure mais 3 jours plus tard j’avais trouvé une autre famille qui semblait bien mieux. Je n’ai aucun regret. Je me dis maintenant que j’aurais dû les quitter plus tôt.
Ensuite, avec les enfants, le plus dur c’est qu’ils n’écoutent pas toujours et qu’on a des ordres des parents à suivre derrière… Il faut savoir se faire respecter sans être trop sévère car notre éducation est vraiment très différente de celle de l’Australie, et pour être honnête, au bout de 7 mois je ne m’y fais toujours pas.


4) Comment avez-vous décroché votre travail en tant que jeune fille au pair ?

J’ai décroché mes deux boulots de fille au pair sur aupairworld.fr. Il y a beaucoup de demandes mais aussi beaucoup d’offres donc il ne faut pas être pressé. En France, j’ai trouvé ma première famille en plusieurs semaines, on s’est échangé pas mal de mails avant qu’ils me proposent le poste. J’ai trouvé ma seconde famille en 3 jours : le fait d’être déjà sur le sol australien a rendu ma recherche plus facile car j’ai pu avoir un entretien avec les parents en face à face et rencontrer les enfants avant de leur donner une réponse positive. En parallèle, j’ai eu un deuxième entretien avec une autre famille qui était elle aussi prête à me prendre mais après avoir vu les enfants je me suis dis que ce ne serait pas possible. Ils étaient prêt à me payer 200 à 300$ par mois en plus mais j’ai tout de même refusé, et je ne regrette pas !

 

De nouvelles rencontres avec des étrangers afin d’améliorer son anglais
De nouvelles rencontres avec des étrangers afin d’améliorer son anglais


5) Quel est le salaire d’une jeune fille au pair et quels sont les avantages en nature ?

Le salaire d’une au pair avoisine les 200$ par semaine (les plus chanceuses pourront gagner jusqu’à 500$ mais c’est assez rare) en échange du logement et des repas. Les familles prêtent parfois leur voiture aussi mais les frais d’essence sont rarement à leur charge (à moins qu’elles ne servent que pour le boulot)

6) Avez-vous des conseils à donner aux futures jeunes filles au pair ?

Prenez le temps de bien choisir votre famille, n’hésitez pas à demander un entretien via skype, demandez les tâches précises que vous aurez à faire. Si une fois sur le terrain vous pensez que ce métier n’est pas fait pour vous, ne faites pas comme moi par facilité mais changer de boulot. Et bien sûr, au moindre problème ne pas hésiter à en parler avec la famille.

 

Elodie Heafy

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